Jerry Bouthier à Venise pour Sigalit Landau

Alors que la semaine d’ouverture de la Biennale de Venise bat son plein, Jerry Bouthier (Ponystep/Kitsuné) est venu aux platines de la soirée que donnait le 2 juin Kamel Mennour à la Scuola Grande Di San Rocco (programmation musicale par Collectif Combo), en l’honneur de Sigalit Landau, l’artiste choisie pour le Pavillon israélien. Sous les gigantesques tableaux du Tintore qui font de la Scuola la digne rivale vénitienne de la chapelle Sixtine, se déroulait la réception que dominait un large écran diffusant les vidéos les plus connues de l’artiste, à commencer par DeadSee (vidéo ci-dessous).

Présentant son projet One man’s floor is another man’s feeling autour de la notion de territoire, de contrôle de l’eau, de sable et de sel, et d’assèchement, Sigalit Landau a réussi l’un des pavillons les plus aboutis. Des tuyaux qui détournent de l’eau dans des ruines ou des caves, on passe à une vidéo vue en plongée où 3 hommes lancent leurs canifs sur le sable pour tracer des frontières éternellement effacées et retracées dans un ballet aux allures de capoeira…  Des femmes nues grattent inlassablement le sable de marques recouvertes par les flots. Des chaussures se cristallisent de sel sous l’effet du froid et de l’immobilisme dans un lac à Gdansk par un très lent mais inévitable processus. Un filet de pêche se transforme en masse organique informe après avoir séjourné trop longtemps dans la mer morte, l’un des lieux fétiches de l’artiste israélienne. Une table d’écrans retransmet une petite fille qui s’amuse à déchausser des individus en réunion et les laisse en ronde à l’issue du parcours comme le rêve d’une destinée commune. Politique, contestataire, poétique et hypnotique. Dans la vidéo ci-dessus, l’artiste et le commissaire d’exposition Jean de Loisy (qui vient d’être nommé président du Palais de Tokyo) expliquent les dessous du projet.  Le pavillon a d’ailleurs reçu le 3 juin la visite du Prix Nobel de la Paix, Shimon Peres.
DeadSee Sigalit Landau (Israël) 2005. di Gijeda

Herman Dune et Gildas Loaëc pour Anish Kapoor

A l’occasion du spectaculaire Leviathan proposé par l’artiste britannique Anish Kapoor pour Monumenta 2011 au Grand Palais, Herman Dune a donné le tout premier concert de sa nouvelle tournée dans la majestueuse et baroque cour vitrée des Beaux-Arts, mardi 10 mai. Une sorte de retour aux sources pour David, le chanteur du duo, qui a passé cinq ans sur les bancs de la prestigieuse école. Le très attendu troisième album du groupe, Strange Moosic, sort le 23 mai. Album précédé du titre Tell Me Something I Don’t Know dont la vidéo se paie le luxe d’inviter une mascotte bleue digne de Mr Oizo et Jon Hamm, le Don Draper des Mad Men dans un sympathique contre-emploi décontracté (voir ci-dessous). Lors de la soirée où plus de 700 convives étaient attendus, Anish Kapoor a été fait Commandeur des Arts et des Lettres par le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.

Collectif Combo a organisé la programmation et la production musicales de cet aftershow pour les galeries Kamel Mennour et Lisson. Gildas Loaëc (Kitsuné/Paris) a clos l’événement par son dj set. La scénographie était assurée par La Mode en Images.

Strange Music d’Herman Dune le 23 mai chez Green United Music, distribué par Pias.
Kitsuné Parisien, compilation par Gildas & André, chez Kitsuné.
Monumenta 2011 : Leviathan d’Anish Kapoor jusqu’au 23 juin 2011.
Le Monde selon Anish Kapoor, de Heinz Peter Schwerfel (France, 2010, 1h25mn)
Diffusion sur ARTE le 6 juin à 22h10


Le Vernissage sélectionné à Amiens

Après Sale Boulot, la deuxième fiction produite par Collectif Combo, Le Vernissage (2011, 8 min) a été sélectionné hors-compétition au festival international d’Amiens en novembre 2011.
L’histoire d’une jeune femme travaillant dans l’art contemporain qui, lors de l’inauguration d’une exposition, est successivement prise pour une autre par une série d’inconnus…
Ecrit et réalisé par Erwann Lameignère, avec dans le rôle principal Jeanne Tremsal, ainsi que Constantine Attia, Peter Boesch et Jean Nipon… L’image est signée Martial Schmeltz et le son Thomas Buet.

Sale Boulot (E. Lameignère, 2007, 15 min) primé au festival d’Amiens :

création + conception + production

Collectif Combo est une agence de création, de conception et de production.

Collectif Combo est également éditrice de la revue Redux depuis sa fondation en 2002 par Erwann Lameignère.

Au sein de ses principaux domaines de compétence – la direction artistique, la conception, le commissariat d’exposition et la production – Collectif Combo a favorisé les ponts et les collaborations entre les milieux créatifs.

Collectif Combo is a creative, conception and production agency. 

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